Dissociation ++
écrit en 2004, des craintes, des prémices, des doutes, des rumeurs sociales, une construction dure. Un texte qui entre bien dans le ton libre voulu par le site.
Artistes libres et engagés si vous voulez vous joindre à cette lutte par l’art…

J’aimerai pouvoir manger cette armure, acier pur sucre lent mâtiné d’or noir; j’aimerai pouvoir parler sans lutte pour échanger mes lacunes contre celles des apôtres de la Une. J’aimerai sécher les lunes de Valréas, éreinter ses tornades, et briser ses rancunes, mais, mais…
Dissociation, phénomène luisant de prolégomènes agissants.
Comme en fait cet autre moment, lui, inversant le propos de ces précieux instants, redistribuant les notes, les cadences, dans le vent de ma tête sale. Dissociation tel est son nom. Elle coupe, elle saigne, non, c’est nous qu’on saigne, qu’on découpe, qu’on estropie au nom d’un ciel qui n’est plus le notre. Au nom d’un peut-être, d’un pseudo mystère, calvaire d’un ésotérisme de bazar qui se montre uniquement dans ces instants là avec le leitmotiv inique de « rassemblons ce qui est épars ». Idiots. Plutôt, ce « qui était part », voilà le secret s’il n’est pas regard, cette suite nautique, qui serait encore plus loin, qui nous mènerait à la deuxième porte, la dissociation du regard. Tiens, l’autre matin, je me lève, je me lave, je déjeune à peine, les ombres peuplaient encore mon corps, et mon ventre se serrait contre elles, salaud de ventre. Je sors, prendre le train pour aller bosser, passer rapidement au bureau, avancer et débrouiller les pensées, quand voilà c’est là, enfin ce n’est plus là mais tout comme, moitié du corps supérieure saisit d’un flots d’ondes, d’un flot inique d’idées, de pensées : « et, si mes jambes étaient restées au lit, je les regarde, et je les vois vêtues de mon bas de pyjama, je ne les sens qu’à peine, en fait comme un songe, comme un souvenir, une rémanence, alors est ce que j’avance ou pas ? Est ce que c’est une illusion ou enfin une réalité qui surgit dans l’instant pénible et hors routine de cet univers ? »
Dizzidence Poétik
Dizzidence Poétik
Fa ba da pap
Dizzidence Poétik
Fa ba da pap
Nous jamais piller l’Afrique
Sarkozisme politik
Toujours refuser la version pompe à fric
Garder les arts comme seul gimnik
Poésie Peinture et Liberté
Toujours être au moins le poil à gratter
Le Chic plus fort encore le Choc
Pour foutre un nouveau Monde en cloque
Dizzidence Poétik
Fa ba da pap
Fa ba da pap
(Ici Paris)
(Now, I wanna wanna tell you what to do and you think it’s you my bloody soul …)
Variation Indochinoise.
Laisser un commentaire